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1901 - 1950 bas de la page 1971 - 1990

Histoire de 1951 à 1970

1970

Grève des loyers sur la Résidence

1969, à cause de difficultés passagères de financement de la SdA, seulement 8 bâtiments ont été construits sur la neuve Résidence, ne permettant pas d'absorber la totalité des élèves contraints alors de loger par 2 en chambre individuelle. L'AdR lance donc une grève des loyers début 70, grève terminée fin avril, avec la garantie de la Société des Amis de faire construire un nouveau bâtiment qui verra le jour en avril 1972. C'est le fameux bâtiment G.
Pour éviter que de telles mesures se reproduisent, la Résidence instaure le système de "caution solidaire".
Le problème est récurrent et à nouveau en 1978, les chambres doivent être dédoublées. Une idée de l'évolution des effectifs :
* septembre 1970 - 931 élèves
* septembre 1977 - 1070 élèves
* septembre 1979 - 1100 à 1300 élèves, chiffre qui restera stable jusqu'à nos jours.

plan de la Residence en 1969 plan de la Residence en 1973
Le plan de la Résidence en 1969 (trouvé dans Bourdonnements)
Le plan de la Résidence en 1973 (trouvé dans Bourdonnements)

Avril 70 : Naissance de la Junior Centrale Études

Jusqu'en 1982, première JE des Grandes Écoles, elle a regagné son titre en 2000.

1969

Le Piston Information : hebdomadaire des élèves, il est tiré sur Gestetner chaque semaine et compte environ une dizaine de feuilles agrafées. L'actualité de 1969 fut des plus chargée avec le déménagement de l'Ecole.

Inauguration des locaux à Châtenay-Malabry

Peu après la Seconde Guerre Mondiale, le problème de l'agrandissement des locaux se posait à nouveau ce qui conduisit, comme bon nombre de Grandes Écoles après 1968, l'École à prendre le frais hors de Paris et s'installer à Châtenay-Malabry, en banlieue sud, sur un campus de 18 ha près du parc de Sceaux.

Les plans
L'étude de plans de la nouvelle École a été confiée à quatre architectes des Monuments Nationaux, tous anciens élèves : Demaret, Drouin, Fayeton et Vitale. Seul Pierre Drouin survécut jusqu'en 1969.
Dès 1964, les architectes soumettent les plans à l'Ecole et aux élèves intéressés.

Liaison vers Paris
Le nouveau campus est situé non loin de la future ligne B du RER (stations Sceaux, Antony ou Croix de Berny, à l'époque « ligne de Sceaux », ligne de chemin de fer reliant Sceaux à Paris ouverte le 7 juin 1846, plus tard interconnectée au réseau RATP via Châtelet-les Halles en décembre 1977) qui inspirera en 2000 le titre d'un éphémère mensuel à vocation culturelle B-line.

L'inauguration

Il est inauguré les 17 et 18 octobre, par le président de la République George Pompidou.

L'hélicoptère présidentiel se pose à 16h devant le pavillon des Enseignements de l'École Centrale des Arts et Manufactures, dont Pompidou allait inaugurer les nouvelles installations.

(Le Monde du 19 octobre 1969)

Vous pouvez retrouver le discours d'inauguration par Georges Pompidou et l'allocution de Jean-Jacques Baron, ancien élève et Directeur de l'École.

PI 1969 inauguration

Le chantier
Voici quelques photos du chantier de l'époque tirées du Bourdonnements de juillet 1969. Cliquez sur les images pour zoomer.

Vue aérienne de la résidence Bâtiment enseignement Les VP-Infs : Pierre Grandjean à g. et Christian Nicol à d. dans le futur couloir des médias
Vue aérienne de la résidence
Bâtiment enseignement
Les VP-Infs : Pierre Grandjean à g. et
Christian Nicol à d. dans le futur couloir des médias
Vue partielle de la résidence er PI de Châtenay Vue des laboratoires
Vue partielle de la résidence
1er PI de Châtenay
Vue des laboratoires
Amphithéâtre n°2 en construction Bourdonnements 07/69 Président de l'UdE, Jacques Darlot près des labos
Amphithéâtre n°2 en construction
Bourdonnements 07/69
Président de l'UdE, Jacques Darlot près des labos

Le timbre-poste

Émis le 20 octobre 1969, peu après l'inauguration des nouveaux locaux de l'École, ce timbre-poste (taille-douce, de valeur faciale 70 cts) est l'œuvre du graveur Jacques Derrey.
Les nostalgiques auront bien évidemment noté une petite abeille dont l'orange rehausse la vue aérienne, en vert, des locaux.

Parmi les autres Grandes Écoles qui ont été l'objet d'un timbre, on notera l'X en 1977, Télécoms en 1978, à nouveau l'ECP en 1979, les Arts et Métiers en 1980, Les Normales Sup' en 1982...

timbre ECP 1969

Création de la nouvelle Association des Résidents (AdR)

Toujours d'après le Bourdonnement 69 « Nous avons senti le besoin, dès l'année dernière, de voir à côté de l'Union des Élèves une autre association qui ne s'occupera, elle, que de la résidence » - Marc Le Tourneur, président de l'AdR 69/70.

Comme on peut le voir dans l'article suivant de Pierre Ardant, promo 71, VP-Culturel de l'AdR, la transition ne s'est pas faite sans craintes (justifiées ?)... Voici la page 1, la page 2 et la troisième page de l'article.

Led Zeppelin au Gala de l'École

Jean-Claude Bellamy se souvient :
« j'ai eu l'insigne honneur d'avoir été l'éclairagiste de Led Zep' lors du Gala de l'Ecole Centrale le 06/12/69 ! Pour les "fans", voici le programme du Gala piston70.pdf scanné par mes soins (attention : 3.3Mo!) »

Voici son CV.

1968

Les enseignements gagnent en souplesse

Parmi les droits que l'on doit aux manifestations de cette année, on notera les principaux, qui nous semblent tellement évidents aujourd'hui.
L'assiduité des cours n'est plus obligatoire, rendant la Caisse de Secours (qui édite les polycopiés et aide les élèves en difficulté financière) d'autant plus indispensable.
Le système de notation est également revu, avec suppression du classement à la sortie de l'École.
Enfin, corollaire du paragraphe précédent, le choix des options de dernière année n'est plus sujet aux notations et devient libre.

1967

Henri Gouraud sort de l'ECP

Figure importante de l'infographie, il est l'inventeur de l'algorithme de lissage qui porte son nom.
Plus de détails sur sa vie par Patrick Callet, Professeur à l'École.

Émile Esposito sort de l'ECP

Figure importante de l'Ecole (où il fut professeur en Thermique), il est le Directeur des Etudes, fidèle second de Daniel Gourisse.

1966

Antoine sort de l'ECP... sans regrets

De son vrai nom Pierre-Antoine Muraccioli, le chanteur des éternelles Élucubrations raconte:

« Les deux dernières années de mes études à Centrale me voient m'intéresser de moins en moins à la Thermodynamique et de plus en plus à la chanson.
Après un été passé sur les routes d'Europe, grattant la guitare et faisant la manche aux étapes, je cherche un bistrot où chanter quelques chansons pour gagner un peu d'argent de poche pour accompagner ma dernière année d'études. »

Pour en savoir plus sur cette icône centralienne, voici sa biographie et ici une interview d'Antoine par Anne Jouan parue dans le Figaro Étudiant.

1964

Première édition de la Semaine Européenne

Se tenant lieu tous les 2 ans, avant d'être alternée dans les années 80 avec le Forum Centrale Entreprises, puis remplacée par lui, la Semaine Européenne était l'occasion de réunir des personnalités de L'Europe politique, économique, de faire se rencontrer des étudiants etc. (13ème édition du 22 au 26 février 1988)

1958

Naissance de l'Union des Élèves ingénieurs de l'École Centrale

1952

Gérard Chamayou sort de Centrale

Élève de l'architecte américain Buckminster Fuller (1895-1983) qui donnera son nom aux fameuses molécules en forme de ballon de football (les fullerènes), il est l'ingénieur de la Géode de la Villette.
Boule de 36 m. de diamètre constituée de 6433 plaques triangulaires d'acier inoxydable poli, c'est la première structure parfaitement sphérique jamais réalisée.
Connu également sous son nom d'artiste Félix, il a laissé dans les années 80 à l'entrée des nouveaux locaux de l'École à Châtenay-Malabry, l'œuvre La Pensée Créatrice.

fouchette de Felix
Merci à Ob pour la photo ci-dessus, avec, trônant à gauche,
la sculpture la Pensée Créatrice (dite par dérision «Fourchette de Félix»),
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