Histoire de la création de l'Ecole à 1900
1895
Louis Blériot sort de Centrale
Ingénieur, industriel et aviateur français (1872-1936), il fait partie de la première génération d'aviateurs, constructeurs d'avions, à ces héros de la « Belle Époque », dont la mémoire collective a gardé une image quasi-légendaire. En traversant pour la première fois en avion la Manche le 25 juillet 1909 (43 km, en 32 minutes), il a ouvert la page de l'aéronautique moderne.
Blériot est aussi le premier industriel de l'aéronautique. On lui doit le Spad, avion de chasse qui s'illustra pendant la guerre de 1914-1918, fut également le concepteur du Blériot XIX, qui effectua la traversée de l'Atlantique dans le sens Europe - Etats-Unis.
Robert Peugeot sort de Centrale
Grande figure de la saga Peugeot, Robert (1875-1945) est le père de Jean-Pierre (Centralien lui aussi, qui lui succédera de 1941 à 1964 à la tête de l'entreprise familiale) et le cousin d'Armand Peugeot (1849-1915). Armand Peugeot, lui aussi diplômé des Arts et Manufactures, est le petit-neveu des fondateurs de Peugeot Acier (en 1810). Il produisit en 1891 sa première voiture à moteur à explosion.
Les conflits avec la famille qui ne croit absolument pas à ce nouveau mode de locomotion deviennent si aigus, qu'Armand prend son indépendance en 1896. Après une période de concurrence intestine, le décès d'Eugène (1907), le cousin jadis incrédule qui finalement s'était lancé dans l'aventure séparément, amorce la réconciliation et en 1910, les automobiles Peugeot seront produites sous le même emblème.
La période des années 20 et de l'entre deux guerres mettra en avant les qualités du nouveau chef de famille: Robert Peugeot. Il va incarner un « esprit Peugeot » qui, des usines, va progressivement gagner une clientèle partageant ses valeurs de sobre robustesse.
1886
René Panhard s'associe à Émile Levassor
Ces deux anciens élèves de l'Ecole (tous deux de la promotion 1864), à la mort du premier associé de Panhard, Périn, lui aussi rencontré à l'École, s'associent donc pour créer ce qui allait devenir une entreprise légendaire.
Les deux ingénieurs sont considérés comme les pères de la voiture « moderne ».
1895 : première course automobile du monde, de Paris à Bordeaux aller-retour. Émile Levassor remporte la course dans sa Panhard-Levassor, arrivant après 48h de course, six heures avant la voiture suivante, une Peugeot.
1896 : première victime du sport automobile, Émile Levassor projeté hors de sa voiture à la suite d'une collision avec un chien, n'achève pas son Paris-Marseille-Paris et meurt une année plus tard des suites de ses blessures.
Pour plus de renseignements sur les automobiles Panhard-Levassor voir aussi: http://perso.wanadoo.fr/site.panhard/
1884
Premier déménagement
« [De] l'Hôtel de Juigné (ou Hôtel Salé devenu depuis Musée Picasso) dans le quartier du Marais, l'École est déplacée en 1884 rue Montgolfier à côté du Conservatoire des Arts et Métiers »...

Gravure de la rue Montgolfier
1877
André Michelin sort de l'ECP
Ce sont encore deux frères qui sont à l'origine du succès de l'entreprise : André et Édouard, licencié en droit. C'est paradoxalement le second qui oriente les activités de recherche de la société, et le premier qui sait mettre en œuvre, dès les années 1890, une politique de marketing d'une étonnante modernité.
Ils ont également su créer une culture d'entreprise fondée sur la foi en l'innovation permanente, résultat d'une œuvre collective. La tradition veut en effet que ce soit un ouvrier de l'entreprise qui ait inventé le pneu démontable en 1889.
Ce sont les usines Michelin qui, dans les années 1920, prennent la tête du mouvement de diffusion des méthodes américaines de rationalisation du travail, afin de remédier à la pénurie de main d'oeuvre.
1874
Apparition du terme « piston » dans son acception centralienne
Selon le Lexis (Dictionnaire de la Langue Française de Larousse),
PISTON n. m. (de piston 1 [*], à cause de l'insigne du calot; 1874). Arg. scol. Candidat à l'École centrale; classe où l'on prépare le concours d'entrée à cette école; l'École centrale. [*] (1648) Disque cylindrique se déplaçant à frottement doux dans le corps d'une pompe ou dans le cylindre d'une machine à vapeur, d'un moteur à explosion, et servant à transmettre et à recevoir la pression exercée par des fluides sur l'une de leurs faces. (source ibidem) |
L'origine du sobriquet de l'École et de ses élèves (et indirectement de son journal) serait donc due à la coiffure de l'uniforme militaire de ces premières années. Et non pas, comme pourraient le suggérer les mauvaises langues de l'autre signification du terme (appui ou recommandation), qui n'a jamais réellement été dans l'esprit de l'École.
Enfin, le Trésor de la Langue Française informatisé donne à la même date une autre explication semble-t-il moins plausible.
1874 p.méton. id. piston «lycéen candidat à l'École Centrale» (d'apr. ESN.). Empr. à l'ital. pistone, att. au sens de «pilon de mortier» dep. 1462 (d'apr. DEI), dér. de pistare «broyer» (piste; cf. pistou). |
1862
Création de ce qui deviendra l'Association des Centraliens
Trente ans après la sortie de la première promotion de Centraliens, est créée
« le 3 novembre 1862, [...] l'Association Amicale des Anciens Elèves de l'Ecole Centrale, [donnant corps aux] aspirations des fondateurs de l'Ecole et des élèves des premières promotions de se grouper pour mieux se connaître, s'entraider, se renseigner et également être utiles à l'Industrie. »
http://www.centraliens.net/association/presentation/historique/histoire1.html
Le titre "Ingénieur des Arts et Manufactures" est créé
1860
Georges Leclanché sort de l'École
Inventeur de la pile qui porte son nom, son opposition à Napoléon III lui valut d'être exilé en Belgique où il mit au point dans un petit atelier la pile au carbonate de cuivre puis la pile au manganèse. De retour en France après le rétablissement de la République, il crée la première fabrique de piles.
1857
Don de l'École à l'État Français
Pour assurer la pérennité de l'école.
1855
Gustave Eiffel sort de l'ECP, 13ème sur 80 diplômés
En 1855, l'année même de la première grande Exposition universelle tenue à Paris.
Eiffel a construit dans le monde des centaines d'ouvrages métalliques en tout genre (structure de la statue de la Liberté à New York entre autres).
« La Tour Eiffel résultait directement des études précédentes d'Eiffel sur les piles de pont. Elle n'était elle-même qu'une pile de pont. En effet il y avait à cette époque une controverse au sujet de la traversée de la Manche par le chemin de fer : les uns étaient partisans du tunnel, les autres d'un pont.
On objectait à ces derniers que la profondeur de la Manche, jointe à la nécessité de laisser passer les plus hauts navires, conduirait à des piles de pont d'une hauteur prohibitive (un peu plus de cent mètres). Eiffel aurait répondu : "Qu'à cela ne tienne, je puis construire une pile de trois cents mètres". Restait à trouver un prétexte pour construire cette "pile". Il fut fourni par l'Exposition de 1889. Un concours était prévu pour une porte monumentale de l'Exposition. Eiffel présenta sa tour et emporta la palme. Le numéro 2 de ce concours fut également un Centralien : Jules Bourdais, qui fut l'architecte du Trocadéro. Le projet de Bourdais s'inspirait du style de l'Arc de triomphe de l'Etoile. »
1832
La première promotion de Centraliens
1829
Création de l'École Centrale
« Sur une initiative privée et néanmoins prémonitoire... » comme se plairont par la suite à le répéter Daniel Gourisse et Hervé Biausser dans leurs discours de bienvenue aux nouvelles promos. L'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris naît en effet de fonds privés (ceux d'Alphonse Lavallée) dans le but de créer des cadres répondant aux besoins de l'industrie à l'ère de la révolution industrielle.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la page du site de Centrale.











